Allergologue | Métier, salaire, formation et DPC (2024)

Article mis à jour le : 19 mars 2024

Allergies respiratoires ou médicamenteuses, asthme, urticaire, intolérances alimentaires, etc. Toutes ces affections sont familières à la plupart des français. Et pour cause, plus de 30 % d’entre eux souffrent d’allergies et ce taux est amené à doubler dans les 30 prochaines années.

Si le métier d’allergologue vous attire, découvrez toutes les informations utiles sur cette profession en pleine évolution.

  • Comment devient-on allergologue ? 
  • En quoi consiste le métier ?
  • Quelles sont les compétences requises pour l’exercer ?
  • Quel est le quotidien de ce professionnel de santé ?
  • Comment se spécialiser ou se reconvertir ?
allergologue métier

Le métier d'allergologue

L’allergologue est un médecin spécialisé dans le diagnostic et le traitement des allergies.

Les allergies se caractérisent par une réaction excessive du système immunitaire face à un élément qui peut être un allergène (poils de chat, acariens, moisissures…), un agent polluant, une substance irritante (tabac…) et parfois même un élément du corps que l’organisme perçoit, à tort, comme étant étranger.

Quel est le rôle d’un allergologue ?

L’allergologie est une discipline médicale riche. Elle touche toute la population quel que soit l’âge, elle affecte de nombreux organes et a des conséquences variées, potentiellement graves, voire mortelles.

Le champ d’application de l’allergologue est donc vaste. Il étudie, diagnostique et traite de nombreuses affections, dont :

  • Allergies respiratoires : asthme, rhinites, conjonctivites, pneumopathies, ABPA…
  • Allergies aux hyménoptères : guêpes, abeilles…
  • Allergies cutanées : eczéma, urticaires, allergies de contact…
  • Allergies médicamenteuses : antibiotiques, produits de contraste, vaccins, curares…
  • Allergies alimentaires : fruits à coque, œufs, protéines de lait…
  • Maladies autoimmunes (lupus…)
  • Allergies professionnelles

Les consultations sont orientées vers le diagnostic et le traitement, mais aussi vers le conseil. L’allergologue doit en effet gérer les difficultés de relation de l’homme avec son environnement qui se modifie de plus de plus rapidement : la nature, la nourriture, l'habitat…

Les allergies pouvant toucher différents organes, l’allergologue collabore souvent avec d’autres spécialistes : ORL, pneumologue, dermatologue, pédiatre, ophtalmologue…

Quelles sont les principales missions d’un allergologue ?

Diagnostic

  • Interrogatoire complet (recherche d’antécédents personnels et familiaux, description des manifestations allergiques, mode de vie, environnement…)
  • Examen clinique
  • Réalisation de tests épicutanés, patch test, prick-test…
  • Prescription d’analyses et d’examens complémentaires en cas de besoin (tests sanguins, bilan EFR, spirométrie…)
  • Analyse et interprétation des données recueillies
  • Établissement d’un diagnostic précis

Traitements et thérapeutiques

  • Mise en œuvre de mesures adaptées : éviction des allergènes, désensibilisation, immunothérapie, réintroduction progressive de l’aliment ou du médicament, induction de tolérance orale, biothérapie, traitement médicamenteux
  • Contrôle l’efficacité d’un traitement et adapte la thérapie

Activités annexes

  • Informations et conseils aux patients et aux familles pour gérer au mieux les diverses sources d’allergies de son environnement, afin de réduire les risques de développer une allergie
  • Participation à la recherche scientifique
  • Encadrement et enseignement
  • Collaboration avec d’autres médecins (généralistes, spécialistes des zones atteintes…) pour une prise en charge pluridisciplinaire
allergie aux chats besoin de d'allergologue

Quel profil faut-il avoir pour devenir allergologue ?

Certaines qualités personnelles sont requises pour exercer le métier d’allergologue :

  • Sens du relationnel et de l’écoute
  • Curiosité et rigueur
  • Patience
  • Grandes capacités d’analyse
  • Pédagogue

Où travaille un allergologue ?

La plupart des allergologues travaillent en cabinet libéral privé, grâce à une patientèle de plus en plus nombreuse du fait d'une augmentation des allergies. Néanmoins, il est possible d’exercer dans des établissements de santé (hôpitaux, cliniques) lorsqu’on est allergologue, et même d’avoir une activité mixte.

De manière globale, environ 56 % des allergologue exercent leur activité en libéral, 26.6 % de manière mixte en cabinet et à l'hôpital et un peu plus de 10 % sont salariés en milieu hospitalier.

Les chiffres clés de la profession d'allergologue

  • En 2022, on dénombrait 270 allergologues en France
  • Près de 70 % des allergologues sont des femmes
  • 56 % des allergologues exercent en libéral
  • Environ 40 % des allergologues exercent en secteur 1
  • 1/3 des patients sont des enfants

Quel est le salaire d'un allergologue ?

Il est très variable (de 4 000 € jusqu’à 12 000 € bruts/mois) en fonction du mode d’exercice (secteur public ou privé, activité salariée ou libérale), de l’ancienneté ou encore de l’existence de primes et indemnités diverses.

À l’hôpital, la rémunération de l’allergologue est fixée de façon réglementaire par une grille indiciaire qui tient compte du grade et de l’échelon.

Le salaire des allergologues exerçant en cabinet libéral dépend du secteur d’exercice (secteur 1 ou 2) et du volume de la patientèle.

Le quotidien d’un allergologue

La maladies soignées en consultation d'allergologie

La spécialité d'allergologie vise la prise en charge des pathologies liées aux allergies de toutes sortes, à tous les âges de la vie :

  • des pathologies fréquentes :
    - allergie respiratoire ;
    - asthme ;
    - rhinite allergique (appelée aussi rhume des foins) ;
    - allergie et intolérance alimentaire ;
    - allergie et intolérance médicamenteuse ;
    - urticaire aigüe ;
    - urticaire chronique ;
    - conjonctivite allergique ;
    - toxidermies ;
    - allergies d'origine professionnelle.
  • des pathologies plus rares aux conséquences pouvant être graves :
    - choc anaphylactique ;
    - angio-oedème ;
    - oedème de Quincke ;
    - allergie aux venins d'insectes.

Le prix d'une consultation d'allergologie

Le prix d'une consultation d'allergologie est de 30 € lorsque le professionnel est conventionné de secteur 1. Néanmoins, il faut noter que le professionnel peut faire des dépassements d'honoraires (il est alors dit "conventionné de secteur 2").

Un allergologue de secteur 2 peut être adhérant à l'OPTAM (Option Pratique Tarifaire Maîtrisée), ce qui l'oblige à limiter ses dépassements d'honoraires du fait de la signature d'un contrat avec l'Assurance Maladie.

Le remboursement d'une consultation d'allergologue est de :

  • 70 % du tarif de base si la consultation a lieu dans un parcours de soins coordonnés, c'est-à-dire 20 € après avoir déduit la participation forfaitaire de 1 € ;
  • 30 % du tarif de base si la consultation a lieu en dehors d'un parcours de soins coordonnés.

Les dépassements d'honoraires ne sont pas remboursés.

Les personnes atteintes par une affection de longue durée (ALD) bénéficient d'un remboursement à hauteur de 90 % de la base de remboursement de la sécurité sociale.

prix d'une consultation d'allergologie

Les avantages du métier d'allergologue

L’allergologie est une discipline à l’interface avec d’autres spécialités comme la pneumologie, la dermatologie, l’ORL ou encore la biologie. Elle prend en charge des pathologies variées touchant différents organes, chez l’enfant, l’adulte, la personne âgée. Il n’y a peu ou pas de routine.

C’est une spécialité jeune et en pleine évolution (découverte de nouveaux allergènes, développement de nouveaux outils diagnostics, de nouvelles thérapeutiques…).

L’allergologie est une spécialité qui permet d’avoir une bonne qualité de vie. En milieu hospitalier, il intervient en hôpital de jour et n’assure pas d’astreinte ni de garde.

Difficultés des allergologues

L'équilibre de vie est parfois difficile à maintenir lorsqu'on est allergologue. L'activité professionnelle peut être chronophage et envahissante, débordant sur la vie personnelle à cause d'horaires décalés lorsque le professionnel exerce en milieu hospitalier. L'activité peut aussi être à l'origine d'une fatigue physique et mentale.

Le métier peut parfois s’effectuer dans des conditions à risque (agents infectieux, produits toxiques…). 

Le métier d’allergologue vu de l'intérieur

La formation pour devenir allergologue

La formation pour devenir médecin allergologue dure 10 ans.

Quel diplôme faut-il pour être allergologue ?

Depuis la réforme du 3e cycle de 2017, l’allergologie est désormais reconnue comme une spécialité médicale à part entière. Pour pouvoir exercer en tant que médecin allergologue, il faut être titulaire d’un diplôme d’études spécialisées (DES) d’allergologie.

Comment accède-t-on à la formation d’allergologue ?

Depuis la rentrée 2021, les nouveaux bacheliers ont le choix entre 2 voies pour réaliser leurs études de médecine et devenir allergologue :

  • Parcours Accès Santé Spécifique (PASS)
  • Licence Accès Santé (L.AS)

Quelles études faut-il suivre pour devenir allergologue ?

LE DES d’allergologie s’obtient à l’issue d’un parcours de formation universitaire qui se fait en 3 grandes étapes :

  • Un 1er cycle : après la PASS ou L.AS et 2 années supplémentaires de formation généraliste, les étudiants obtiennent le diplôme de formation générale en sciences médicales (DFGSM), reconnu au niveau Licence.
  • Un 2e cycle : après 3 années pour le DFASM (diplôme de formation approfondie en sciences médicales) sanctionne la fin de 3 années d’approfondissement des notions abordées en 1er cycle et de nombreux stages en milieu hospitalier.
  • Un 3e cycle : l’internat d’allergologie dure 4 ans et aboutit à l’obtention du DES d’allergologie.

Quel est le programme du DES d’allergologie ?

Les modules des cours peuvent varier d’un établissement à l’autre (se renseigner auprès des universités choisies pour avoir le programme précis).

Les enseignements théoriques comprennent :

  • Immuno-allergologie : système immunitaire, allergènes…
  • Allergologie générale (allergie et environnement, explorations allergologiques, urgences en allergologie…)
  • Allergies alimentaires
  • Allergies respiratoires
  • Allergies aux hyménoptères et autres arthropodes piqueurs ou mordeurs
  • Allergies médicamenteuses
  • Pathologies dermatologiques en allergologie
  • Pathologies ophtalmologiques en allergologie
  • Pathologies pneumologiques en allergologie
  • Particularités pédiatriques de l'allergologie
  • Physiopathologie des hypersensibilités allergiques et non allergiques

La formation pratique se fait sous la forme de plusieurs stages semestriels dont au moins 5 sont à réaliser dans des services d’allergologie. Les autres stages cliniques peuvent se faire dans des spécialités médicales comme la dermatologie, la pneumologie, l’otorhinolaryngologie, la pédiatrie, l’immunologie clinique ou la médecine interne.

Pour plus de détails, consultez la maquette du DES Allergologie.

Dans le cadre de son projet professionnel et en fonction des besoins de santé, l’interne en allergologie peut candidater à une formation spécialisée transversale, notamment la FST Pharmacologie médicale/thérapeutique.

Livres à lire quand on veut devenir allergologue

  1. Progrès en dermato-allergologie – 42e cours d’actualisation par Collectif. Éditions John Libbey. Octobre 2021.
  2. Immunopathologie, les connaissances clés par Collège des enseignants d’immunologie. Éditions Elsevier Masson, 3e édition. Août 2022.

Quel est le prix d’une formation en allergologie ?

Selon les associations d’étudiants en médecine, le coût des études de médecine peut dépasser les 10 000 € par an. Il comprend :

  • Les droits d’inscription universitaire (environ 170 €) ;
  • La contribution de vie étudiante et de campus (CVEV) de 92 € ;
  • Le matériel pédagogique (livres et référentiels…) ;
  • L’inscription à des prépas privées (en moyenne entre 4 000 et 7 000 €/an) ;
 Les loyers et les frais de vie courante (transport, repas, forfait internet/téléphone…).

En fonction de leur situation personnelle, les étudiants en médecine peuvent bénéficier de différentes aides pour le financement de leurs études :

  • Bourse d’études
  • Aides du département ou de la région
  • Aide dans le cadre du contrat d’engagement service public (CESP)
  • Aide au mérite
  • Aide personnalisée au logement (APL)
  • Un prêt étudiant garanti par l’État

Info : Tous les étudiants en médecine sont indemnisés au cours de leur cursus universitaire. Dès la 1re année d’internat et jusqu’à l’obtention du DES, ils perçoivent une rémunération comprise entre 2 000 et 2 600 €/mois (hors gardes, primes et indemnités).

Comment se reconvertir pour devenir allergologue ?

Une reconversion ou une spécialisation en allergologie est possible pour tout médecin inscrit au tableau de l’Ordre des médecins. Il est d’ailleurs assez fréquent de voir des médecins généralistes, ou spécialistes (pneumologues, pédiatres…) se spécialiser en allergologie.

Pour avoir une double compétence en allergologie, il est nécessaire de suivre une formation complémentaire et d’obtenir un certificat de capacité d’allergologue. La Capacité d’allergologie comprend 120 heures d’enseignements théoriques sur 2 ans, complétés par des stages cliniques.

Une formation spécialisée transversale (FST) Maladies allergiques est accessible aux internes en pneumologie, pédiatrie, ORL, médecine interne ou dermatologie. Elle donne la possibilité d’exercer l’allergologie au sein de la spécialité initiale, mais ne permet un exercice exclusif de la discipline.

allergologue exemple d'acte

Poursuites d’études et évolutions de carrière de l’allergologue

Pour différentes raisons, les allergologues doivent continuer à se former tout au long de leur carrière professionnelle :

  • Pour actualiser leurs connaissances, car l’allergologie est une discipline qui évolue rapidement.
  • Pour maintenir leur niveau de compétences, afin d’assurer la qualité et la sécurité des soins.
  • Pour se perfectionner ou se sur-spécialiser dans le but d’évoluer dans leur profession.
  • Pour répondre à leurs obligations de développement professionnel continu (DPC).

Il existe de nombreuses formations complémentaires disponibles pour les allergologues. Elles entrent dans le cadre du DPC ou non, peuvent être diplômantes ou simplement qualifiantes. Parmi elles, on trouve :

  • DIU Allergologie anesthésie
  • DU Immunologie pathologie
  • DU Pneumologie pédiatrique
  • DU Éducation thérapeutique
  • DU Santé Respiratoire et habitat

En ce qui concerne les perspectives de carrière, avec l’expérience, un allergologue peut évoluer vers l’enseignement universitaire ou la recherche scientifique. Dans la fonction publique, il peut devenir chef de service hospitalier et gérer un service d’allergologie.

Quelles formations suivre lorsqu’on est allergologue ?

Reconnue comme une spécialité à part entière depuis 2017, l’allergologie se situe au carrefour de nombreuses disciplines médicales et est en pleine évolution.

Allergies respiratoires, alimentaires, liées aux piqûres d’insectes… Les allergies sont nombreuses. Elles touchent aujourd’hui près d’un Français sur 3, et ce, dès le plus jeune âge. Certaines d’entre elles altèrent significativement la vie de ceux qui en souffrent et leurs impacts, sur les plans économique et social, sont importants.

Pour répondre aux nombreux défis qui se posent à eux, les allergologues doivent évoluer dans leurs pratiques en continuant à se former tout au long de leur carrière.

La formation continue des médecins en allergologie

Avec la formation continue, les allergologues ont la possibilité de s’informer sur les progrès récents réalisés dans leur discipline.

Ils peuvent aussi se sur-spécialiser, élargir leur champ professionnel ou changer totalement de secteur d’activité, en s’orientant, par exemple, vers la recherche ou l’enseignement.

Pour atteindre ces objectifs, de nombreuses formations médicales complémentaires sont disponibles pour les allergologues. Parmi elles, on trouve :

  • des diplômes universitaires comme le DU Prise en charge pratique de la pathologie allergique des organes respiratoires supérieurs ou le DIU Allergo-anesthésie ;
  • des sessions de formation proposées lors de congrès de sociétés savantes ou de réunions de spécialistes ;
  • des formations dans des centres de formation professionnelle continue.

Le développement professionnel continu des allergologues

Le développement professionnel continu (DPC) est une obligation triennale réglementée à laquelle sont soumis tous les professionnels de santé. Ses objectifs sont pour les allergologues :

  • L’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins, en s’informant sur les progrès récents dans la compréhension, le diagnostic et le traitement des maladies allergiques ;
  • La mise en conformité avec les Recommandations pour la Pratique Clinique ;
  • L’uniformisation des pratiques dans la prévention du risque allergique.

Les programmes de DPC doivent porter sur des orientations nationales prioritaires et doivent être construits selon les modalités définies par la HAS.

Pour la période 2023-2023, des centaines d'orientations prioritaires ont été fixées par arrêtés ministériels. Les orientations 47 à 52 sont spécifiquement destinées aux allergologues :

  • n° 47 - Prise en charge d’une suspicion d’allergie aux vaccins
  • n° 48 - Phénotypes et endotypes de l’asthme en appui du diagnostic et de la prise en charge
  • n° 49 - Prise en charge d’une suspicion de réaction allergique à un antibiotique
  • n° 50 - Biothérapies : indications, prescription initiale et suivi en ambulatoire
  • n° 51 - Mise en place et suivi d’une Induction de Tolérance Orale ou Immunothérapie à un aliment
  • n° 52 - Prise en charge de la rhinite chronique

Certaines orientations concernent les allergologues, entre autres spécialités :

  • 16 - Déploiement de l’activité physique adaptée (APA) (pages 67 à 70)
  • 20 - Appréhension des enjeux liés à la santé environnementale (pages 83 à 85)
  • 27 - Repérage et prise en soins précoce du risque de perte d'autonomie pour les seniors résidant à leur domicile (pages 108 à 111)
  • 37 - Intégration d’une démarche de décision médicale partagée (pages 139 à 143)
  • 45 - Intégration des recommandations dans la pratique médicale (pages 162 à 179)

Par ailleurs, les orientations 1 à 15 concernent toutes les professions médicales.

Proposées sous différents formats (stages intensifs ou cours ponctuels en présentiel, en e-learning ou mixte), les formations sont dispensées par des associations de professionnelles, des organismes de formation privés, des universités ou encore des établissements de santé publics.

Orientation prioritaire n° 47 – Prise en charge d’une suspicion d’allergie aux vaccins

La suspicion des patients envers les vaccins provient notamment d'une crainte de réaction allergique. Le médecin allergologue doit être prêt à informer, mais aussi à prendre en charge d'éventuelles réactions allergiques.

Fiche de cadrage (2 pages : n° 190 et 191)

Objectifs de la formation :

  • Mettre à jour ses connaissances par rapport aux réactions d'hypersensibilité aux vaccins ;
  • Savoir rassurer les patients ;
  • Améliorer la couverture vaccinale.

Éléments de programme :

  • Mécanismes d'action des vaccins et contre-indications ;
  • Réactions d'hypersensibilité ;
  • Principes de pharmacovigilance ;
  • Techniques d'exploration et interprétation.

Orientation prioritaire n° 48 – Phénotypes et endotypes de l’asthme en appui du diagnostic et de la prise en charge

Les multiples phénotypes et endotypes de l'asthme en font une pathologie complexe et évolutive. 

Fiche de cadrage (2 pages : n° 192 et 193)

Objectifs de la formation :

  • Comprendre l'étiologie dominante et les mécanismes physiopathologiques
  • Déterminer le traitement ciblé le plus adapté grâce à un diagnostic juste

Éléments de programme :

  • Phénotypes et endotypes des asthmes chez l'enfant et l'adulte ;
  • Examens complémentaires et interprétation des résultats ;
  • Travail en réseau ;
  • Interaction avec le spécialiste.

Orientation prioritaire n° 49 – Prise en charge d’une suspicion de réaction allergique à un antibiotique

Les allergies confirmées à un antibiotique apparaissent dans 5 à 7 % des cas. Or, le diagnostic d'allergie est souvent posé à tort et les conséquences sont importantes : prescription d'une alternative moins efficace, plus couteuse et en augmentant les risques de résistance. Il convient de réaliser un bilan et distinguer les réactions sévères immédiates et les éruptions cutanées retardées et isolées.

Fiche de cadrage (2 pages : n°194 et 195)

Objectifs de la formation :

  • Mieux prendre en charge une suspicion d'allergie et éviter une éviction inutile d'antibiotique ;
  • Mener un bilan allergologique : interrogatoire, évaluation, tests cutané et sanguin... ;
  • Savoir réintroduire un antibiotique en respectant les recommandations européennes ;
  • Rechercher une alternative.

Éléments de programme :

  • Les réactions allergiques et leur gravité ;
  • Bilan allergologique ;
  • Réintroduction d'antibiotique selon les recommandations ;
  • Évaluation des réactions ;
  • Prise en charge des réactions cutanées chez l'enfant.

Orientation prioritaire n° 50 – Biothérapies : indications, prescription initiale et suivi en ambulatoire

Depuis, 2022, les allergologues peuvent prescrire des biothérapies. Les formes sévères de la dermatite atopique, l'asthme, la polypose naso-sinusienne et l'urticaire chronique sont traitées grâce aux biothérapies.

Fiche de cadrage (2 pages : n°196 et 197)

Objectifs de la formation :

  • Savoir prescrire des biothérapies ;
  • Travailler en collaboration multidisciplinaire pour s'intégrer au parcours de soins.

Éléments de programme :

  • Indications des biothérapies ;
  • Règles de prescription : bilan, posologie... ;
  • Suivi ;
  • Travail en réseau avec d'autres professionnels.

Orientation prioritaire n° 51 – Mise en place et suivi d’une Induction de Tolérance Orale ou Immunothérapie à un aliment

Le nombre d'allergies, notamment alimentaires, augmentent et induisent des réactions parfois sévères. La mise en place d'une Induction de tolérance orale (ITO) ou Immunothérapie à un ou plusieurs aliments chez un patient allergique est une démarche qui peut être mise en place afin d'augmenter le seuil de tolérance et faciliter la guérison.

Fiche de cadrage (2 pages : n°198 et 199)

Objectifs de la formation :

  • Repérer les cas pour lesquels une ITO est indiquée ;
  • Réaliser une ITO dans les bonnes conditions.

Éléments de programme :

  • Indications, risques et limites de l'immunothérapie en allergie alimentaire ;
  • Bilan et mise en place d'une immunothérapie ;
  • Évaluation du risque de réactions ;
  • Prise en charge de la réaction anaphylactique.

Orientation prioritaire n° 52 – Prise en charge de la rhinite chronique

40 % de la population mondiale est concernée par la rhinite chronique et 28 % de ces patients présentent une rhinite chronique allergique. Leur nombre est en constante augmentation.

Fiche de cadrage (2 pages : n°200 et 201)

Objectifs de la formation :

  • Savoir diagnostiquer la rhinite chronique allergique ;
  • Proposer un traitement adapté ;
  • Prévenir l'aggravation de la rhinite chronique et l'apparition de l'asthme associé ;
  • Réduire la consommation de traitements symptomatiques.

Éléments de programme :

  • Interrogatoire de diagnostic ;
  • Réalisation de tests ;
  • Classification des rhinites chroniques ;
  • Recherche des facteurs anatomiques et orientation du patient ;
  • Prise en charge : traitement de 
  • Éducation du patient de première et seconde intention ;
  • Cas particulier de la femme enceinte.

Groupes et associations pour les allergologues

  • AJAF – Association des jeunes allergologues de France

Fondée en 2016, l’association a pour but de fédérer et de défendre les droits des étudiants et des jeunes allergologues auprès des pouvoirs publics et les différentes institutions.

Site : https://asso-ajaf.org/

  • SFA – Société française d’allergologie

Association loi 1901, la SFA a pour objectif de promouvoir l’allergologie dans tous ses champs d’application, de contribuer à la formation, à la recherche et à la diffusion des actualités en allergologie.

Site : https://sfa.lesallergies.fr/

  • CEA – Collège des enseignants d’allergologie

Le CEA a pour objectif d’organiser l’enseignement de l’allergologie en France (formation initiale de l’étudiant en médecine et formation médicale continue des allergologues et non allergologues) et de contribuer à l’organisation de la recherche dans le domaine des maladies allergiques.

Site : https://cea.lesallergies.fr

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