Diagnostic TDAH | Critères, explications & conséquences

Article mis à jour le : 14 décembre 2023

Le diagnostic d’un TDAH (ou trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) se pose dans l’enfance en identifiant un certain nombre de symptômes liés à de l’inattention, de l’impulsivité et de l’hyperactivité.

Le diagnostic de ce type de trouble est difficile du fait d’une grande variabilité des symptômes. 

C’est pourquoi il est essentiel pour les professionnels de santé d’être formé au diagnostic TDAH.

Diagnostic TDAH causes et symptômes

Qu’est-ce qu’un TDAH ?

Un TDAH ou trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité est un trouble du neurodéveloppement. Il démarre dès l’enfance et il se manifeste par des problèmes d’inattention avec ou sans hyperactivité et impulsivité.

En bref

  • 3.5 % à 5.6 % des enfants scolarisés sont touchés par un TDAH en France
  • 2.8 % des adultes sont atteints par un TDAH
  • L’âge moyen de diagnostic TDAH est de 9-10 ans
  • Il est globalement plus fréquent chez les garçons que chez les filles (2 à 3 garçons pour 1 fille)

Quelles sont les causes d’un TDAH ?

Les causes identifiées correspondent à une accumulation de facteurs favorisants :

  • Des facteurs génétiques ;
  • Des facteurs environnementaux (exposition à l’alcool in utero, naissance prématurée…).

Concrètement, ces situations ont provoqué de très légères modifications des réseaux de neurones qui contrôlent des processus cognitifs, émotionnels et motivationnels.

Le TDAH n’est pas un problème d’éducation ni une conséquence de la surexposition des enfants d’aujourd’hui aux écrans ! Le TDAH n’est pas une maladie mais un trouble et un syndrome.

Les symptômes du TDAH

Le quotidien se trouve bouleversé et le TDAH apparait comme un réel handicap avec de possibles répercussions comme un échec scolaire, des addictions, des dépressions, etc.

L’inattention associée ou non à une agitation excessive et de l’impulsivité entraîne des problèmes relationnels (école, famille, amis…) et des difficultés sociales.

La présence et l’intensité de chaque symptôme est variable.

  • 47 % des enfants diagnostiqués TDAH ont un trouble de l’attention
  • 36 % souffrent d’hyperactivité et d’impulsivité
  • 17 % souffrent des 3 symptômes

Les signes évocateurs d’un TDAH apparaissent avant l’âge de 12 ans.

Le diagnostic TDAH

Le diagnostic d’un TDAH s’effectue à partir de la constatation de plusieurs types de symptômes.

Avant l’âge de 12ans, l’enfant atteint de TDAH rencontre un certain nombre de difficultés que l’on peut présenter en différentes catégories.

Symptômes TDAH

Les critères à prendre en compte pour diagnostiquer un TDAH

Il a des problèmes de concentration et d’attention

Il est facilement distrait par des éléments extérieurs ou par ses propres pensées. Il a du mal à terminer ses activités. Il a tendance à passer d’une activité à l’autre sans persévérer. Il n’aime pas les travaux répétitifs ou qui l’ennuie, comme les devoirs ou les tâches ménagères.

Un enfant TDAH a du mal à suivre et à respecter les consignes. Il oublie également très fréquemment des choses (des objets ou des actions à réaliser). Il perd ses affaires facilement. Il peut oublier ce qu’il est sensé être en train de faire.

Son entourage dit :

  • il est souvent dans la lune
  • il ne se concentre pas
  • il n’écoute pas ce qu’on lui dit

Il est impulsif

Il réagit rapidement sans réfléchir aux conséquences. Il répond aux questions trop vite, il coupe la parole et parle sans cesse. C’est compliqué pour lui d’attendre, ce qui rend les activités avec d’autres enfants compliquées car il n’attend pas son tour et interrompt les autres.

Son entourage dit :

  • il n’attend jamais
  • il coupe tout le temps la parole
  • il n’arrive pas à se concentrer
  • il s’impose tout le temps dans les activités des autres enfants
Exemple d'enfant TADH

Il est hyperactif

L’enfant TDAH a tendance à toujours être en mouvement, il ne tient pas assis et remue sur sa chaise. En classe, il ne peut pas s’empêcher de se lever et de manipuler tout ce qui lui passe par la main.

Assis ou debout, il a parfois des mouvements inutiles qui ne servent à rien.

Son entourage dit :

  • il bouge tout le temps
  • il ne tient pas en place
  • il est agressif et bruyant

Ces comportements s’installent dans le temps (au moins pendant 6 mois) et dans des environnements différents (à l’école, à la maison, au sport…). Ils se manifestent de façon plus importante que la « normale ». Attention, un enfant turbulent n’est pas obligatoirement TDAH !

De plus, les signes comportementaux sont :

  • variables d’un enfant à un autre. En effet, un symptôme peut prédominer ou au contraire être absent. Par exemple, il existe des TDAH sans hyperactivité, des TDAH avec une impulsivité prédominante, etc. ;
  • variables dans le temps, c’est-à-dire que les symptômes peuvent fluctuer pour un même enfant.

Le TDAH peut s’accompagner d’autres troubles comme les troubles de l’apprentissage (dyslexie), de la coordination motrice ou encore des troubles métaboliques (obésité, diabète…) ou des allergies.

En tant que médecin généraliste ou plus largement professionnel de santé, il peut être compliqué d’identifier ces alertes et de poser un diagnostic certain de TDAH. En effet, la démarche diagnostique est uniquement clinique.

Il est alors indispensable de s’aider des témoignages des parents, des enseignants et de l’entourage au sens large.

La confirmation d’un diagnostic TDAH

La difficulté du diagnostic TDAH est d’éliminer les autres causes possibles pouvant entraîner le même type de symptômes.

Un diagnostic TDAH doit être confirmé par :

Les équipes s’appuient sur différents outils :

  • un examen clinique
  • une analyse selon les témoignages de l’entourage
  • des questionnaires à la famille, aux enseignants et à tout membre de l’entourage
  • l’examen des comportements, des documents scolaires, etc.
  • des tests et évaluations psychologiques
  • des échanges avec l’enfant

Concernant les troubles associés, d’autres démarches sont nécessaires en complément :

  • un bilan orthophonique pour le langage et la communication
  • un bilan psychomoteur pour la motricité
  • un bilan ergothérapique pour l’évaluation de l’autonomie de l’enfant
  • un examen orthoptique pour la vision

L’évolution d’un TDAH peut être une stabilisation des symptômes, une diminution ou au contraire une aggravation.

Les conséquences du TDAH dans le quotidien

Les répercussions sur la vie quotidienne de l’enfant et de son entourage sont importantes que ce soit à l’école, dans la vie de famille ou lors des activités extra-scolaires.

À l’école, on peut remarquer un retard, des résultats instables, des alertes au sujet de la conduite de la part des professeurs, voire une exclusion. La vie en collectivité est difficile. Les conséquences au niveau de l’enfant sont également à prendre en compte : il devient anxieux, mal à l’aise, déprimé. Il se dévalorise et s’isole.

Le diagnostic d’un TDAH (ou trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité)

En famille, on constate souvent une fatigue importante des parents qui ont l’impression de s’épuiser sans résultat.

Des troubles associés au TDAH peuvent apparaître :

  • une attitude d’opposition et d’agressivité
  • des troubles du langage écrit ou oral
  • une dyspraxie
  • des troubles du sommeil
  • une énurésie
  • l’apparition de troubles involontaires compulsifs (TIC)
  • le syndrome des jambes sans repos
  • de l’anxiété
  • une dépression
  • une douance intellectuelle

L’enfant TDAH qui grandit et devient un adolescent se retrouve exposé à des comportements à risques et à d’autres types de problèmes comme la consommation d’alcool et de drogues, l’isolement, l’utilisation excessive des écrans, le recours à des jeux vidéo, la dépression…

Une fois adulte, les troubles évoluent et le TDAH peut se manifester par des difficultés sociales : problèmes d’insertion, de dépendance, de troubles psychologiques…

>> Télécharger la Grille d’auto-évaluation TDAH des symptômes pour les adultes atteints de TDAH

Le traitement du TDAH

Il existe des médicaments pour traiter le TDAH et prévenir ses conséquences. Il ne s’agit pas de tranquillisants mais de médicaments psychostimulants qui stimulent l’activité des neurones situés dans la partie frontale du cerveau qui est en lien avec l’attention et l’autocontrôle.

D’autres thérapeutiques comme les thérapies cognitives et/ou comportementales peuvent être utilisées en complément et contribuent à améliorer le quotidien.

Pour aller plus loin

  • Vous voulez sauver des vies via des formations sur-mesure ?
  • Vous voulez former votre personnel aux gestes qui sauvent ?
  • Besoin d'un audit de formation, d'un accompagnement personnalisé ou d'une aide spécifique ?

Trouvez les meilleures formations AFGSU & Premiers secours obligatoires