Formation nutrition patients | Programme & Tarifs (2022)

La dénutrition touche entre 5 % et 10 % de la population en Europe. Plus les patients sont âgés, plus cette proportion est importante.

La dénutrition a des conséquences importantes sur la santé et la qualité de vie.

L’amaigrissement est le symptôme de manques nutritionnels, or il est très souvent banalisé à tous les âges.

Pour les professionnels de santé, il est essentiel de savoir identifier les déséquilibres nutritionnels pour mettre en place une prise en charge adaptée.

nutrition

Quelles sont les causes de la dénutrition ?

Les causes possibles à la dénutrition sont multiples. Il peut s’agir d’un effet du vieillissement : la personne n’a plus conscience de la nécessité de ses apports alimentaires et sa baisse d’activité physique fait diminuer ses besoins.

Une maladie peut également causer une dénutrition : les cancers, la dépression, les insuffisances respiratoires et cardiaques, les pathologies du comportement alimentaire, etc.).

Quelle est la différence entre malnutrition et dénutrition ?

La malnutrition est consécutive à des carences, des excès ou des déséquilibres dans les apports énergétiques ou nutritionnels. La dénutrition est une forme de malnutrition.

Quels sont les types de nutrition ?

Quand l’alimentation naturelle n’est plus assurée, il devient nécessaire de mettre en place une nutrition artificielle (appelée aussi nutrition clinique). Trois types d’alimentation sont possibles :

  • l’alimentation orale à l’aide d’une complémentation nutritionnelle orale (CNO) composée d’une alimentation enrichie et de complémentas alimentaires ;
  • l’alimentation entérale en administrant une solution nutritive par sonde (sonde naso-gastrique ou sonde de stomie) directement dans l’estomac ou l’intestin ;
  • et l’alimentation parentérale quand l’alimentation orale à échouer que l’alimentation entérale est impossible à cause d’un tube digestif dysfonctionnel. Une perfusion intraveineuse introduit un mélange nutritif directement dans la circulation sanguine.

Quelles sont les risques d’une dénutrition ?

La dénutrition entraîne une fonte musculaire avec des conséquences mécaniques (chutes par exemple) et immunitaires.

Ainsi, la personne dénutrie peut avoir des difficultés à cicatriser, des infections plus souvent, des surinfections de plaies, une mauvaise digestion, une tendance à la dépression, des troubles de la mémoire, un dérèglement hormonal, un problème de fertilité, etc.

La dénutrition entraîne une fragilisation de l’organisme en diminuant les défenses naturelles et en augmentant les risques d’infection. Elle implique potentiellement des pronostics de guérison moins favorables en cas de maladie.

Les patients les plus à risque de dénutrition

En France, 2 millions de personnes sont atteints de dénutrition, dont 800 000 millions de personnes âgées.

L’amaigrissement est le plus souvent consécutif à une perte d’appétit qui peut être engendré par différentes situations. Ainsi, les personnes les plus à risques sont :

  • les personnes isolées socialement (hospitalisation, hébergement en EHPAD, etc.)
  • les personnes en difficultés financières
  • les personnes en situation de handicap
  • les personnes suivant un régime alimentaire strict
  • les personnes ayant des troubles psychologiques, anorexie, addiction, dépression, maladies d’Alzheimer)
  • les personnes ayant une maladie chronique (alcoolisme, insuffisance rénale, mucoviscidose, cancer…)

Les patients atteints de cancer sont potentiellement à risque. En effet, les études ont permis de constater que 30 à 50 % des patients atteints de cancer sont dénutris et amaigris avant même que leur traitement débute. Ainsi, il est recommandé de réaliser un dépistage pour chaque patient pour qui un diagnostic du cancer a été fait.

Cette évaluation nutritionnelle systématique est complétée de conseils nutritionnels sont systématiquement communiqués tout au long de la maladie en tenant compte des traitements.

Certaines maladies peuvent provoquer une dénutrition en augmentant les besoins du corps en énergie (VIH, hyperthyroïdie, brûlures étendues, etc.) ou en provoquant une perte de poids (nausées, maladie cœliaque, mycoses, maladie de Crohn…).

Enfin, certains traitements entraînent parfois une dénutrition (comme une chirurgie contre l’obésité ou des traitements médicamenteux).

Consulter le référentiel de la Société francophone nutrition clinique et métabolisme (SFNEP) sur la « Nutrition chez le patient adulte atteint de cancer ».

Connaître les recommandations pour une alimentation équilibrée

Pour identifier les symptômes de dénutrition et pouvoir agir, il est nécessaire de connaître les recommandations à suivre pour une alimentation équilibrée. En repérant les critères qu’il faut suivre, il est plus facile d’identifier ce qui dysfonctionne.

Les objectifs sont les suivants :

  • Connaître les bases d’une alimentation équilibrée
  • Comprendre les pathologies liées à la dénutrition
  • Identifier la malnutrition
  • Connaître les groupes d’aliments et la pyramide alimentaire
  • Distinguer les besoins et les apports nécessaires en fonction des âges
  • Maîtriser les outils d’évaluation nutritionnelle
  • Comprendre les conséquences des régimes restrictifs
  • Connaître les troubles du comportement alimentaire et les pathologies au niveau épidémiologique, symptomatique et thérapeutique
  • Identifier les patients à risque : personnes âgées, avec un handicap, dans des situations particulières, sous traitement, avec des pathologies psychiatriques, etc.

En 2019, la Haute Autorité de Santé (HAS) a publié des recommandations de bonne pratique sur le Diagnostic de la dénutrition de l’enfant et de l’adulte.

Ces directives permettent aux professionnels d’établir un diagnostic, d’évaluer le degré de sévérité et de mettre en place une surveillance de la dénutrition chez les enfants de moins de 18 ans, les adultes âgés de 18 à 70 ans et les personnes âgées de plus de 70 ans.

Faire le diagnostic de la dénutrition

Savoir diagnostiquer la dénutrition nécessite des connaissances sur les mécanismes qui se jour lors d’une mauvaise alimentation ou d’une alimentation insuffisante.

  • Comprendre les conséquences de la dénutrition sur la santé
  • Connaître la prise en charge la plus adaptée
  • Reconnaître l’importance du dépistage et le maîtriser
  • Mettre en place des actions de prévention
  • Identifier la spirale de la dénutrition chez certains patients
  • Savoir repérer les situations de dénutrition avec l’échelle de Blandford, la Mini Nutritionan Assessment (MNA)
  • Maitriser le diagnostic
  • Mettre en place une prise en charge : enquête alimentaire, identification et correction des éléments à l’origine de la dénutrition, modification des facteurs sociaux et environnementaux, mise en place d’une nutrition (orale, entérale, avec compléments alimentaires, médicaments, etc.).

Mettre en place une stratégie pour une nutrition équilibrée

Pour mettre en place une prise en charge adaptée, les soignants font appel à un réseau de professionnels de différentes disciplines. La réussite de la prise en charge repose sur une coopération entre les soignants, le patient, son entourage et son environnement.

Différents outils permettent de mettre en place une stratégie globale :

  • Surveillance alimentaire et suivi nutritionnel
  • Plan alimentaire
  • Santé bucco-dentaire
  • Plan personnalisé
  • Éducation thérapeutique
  • Actions avec les proches
  • Exercices et jeux pour diminuer l’anxiété
  • Modifications du comportement
  • Amélioration de la qualité de vie

Se former pour sensibiliser à la nutrition, malnutrition et dénutrition

Aucun prérequis n’est exigé pour suivre une formation à la sensibilisation à la nutrition et à la dénutrition. La durée généralement constatée est en moyenne de 3 jours. Le prix est d’environ 600 € TTC.


Les programmes permettent de diagnostiquer et de prendre en charge les patients atteints de dénutrition. Ils sont conçus à partir d’apports théoriques et de cas pratiques impliquant des analyses réflexives. Elles sont basées sur les recommandations officielles.


Ces formations sont destinées à tous les professionnels de santé, notamment les soignants (médicaux et paramédicaux) auprès des personnes âgées dans les services de gérontologie.

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