Médecin généticien | Métier, formation, DPC, salaire (2024)

Article mis à jour le : 24 mars 2024

En première ligne pour répondre aux situations d’urgence médicale, le médecin urgentiste exerce une spécialité toute récente, à la fois altruiste et exigeante.

Aujourd'hui, la France manque de médecins urgentistes et les perspectives de recrutement sont favorables.

Le métier vous intéresse ? Découvrez quel est le rôle particulier du médecin urgentiste, son quotidien, son salaire, les études qu’il doit faire et les perspectives de carrière qui s’offrent à lui.

Fiche Médecin généticien

Le métier de généticien en France

Le médecin généticien est spécialisé dans l’étude des gènes, des chromosomes et de l’hérédité.

Quel est le rôle d’un médecin généticien ?

Le médecin généticien consulte le plus souvent à la demande d’un médecin traitant, d’un pédiatre ou d’un spécialiste d’organes, cardiologue, néphrologue, etc.

Il est formé pour étudier le cas des patients chez lesquels on suspecte une cause génétique ou héréditaire.

Le médecin généticien peut prendre en charge de nombreuses affections, y compris les plus rares (touchant moins d’une personne sur 2 000). Il est d’ailleurs considéré comme étant le spécialiste des maladies rares.

Il diagnostique, étudie et traite des pathologies et des troubles variés :

  • Les problèmes d’infertilité féminine ou masculine d’origine génétique
  • Les maladies génétiques de l’enfant, les anomalies du développement, les déficiences intellectuelles…
  • Les maladies cardiogénétiques (cardiomyopathie, syndrome de Brugada…)
  • Les maladies neurogénétiques (chorée de Huntington, maladie de Charcot, sclérose…) et neuromusculaires (myopathie de Duchenne…)
  • Certains cancers liés à des mutations génétiques

Il prend aussi en charge le dépistage des personnes susceptibles de développer une maladie liée à une anomalie génétique identifiée dans leur famille (cancer du sein…) ou les personnes qui risquent de transmettre à leurs enfants une maladie grave et incurable (mucoviscidose…).

Depuis 2018, il peut organiser des tests génétiques post-mortem (dans certains cas de mort subite, par exemple) pour mieux guider le conseil génétique et le suivi d’une famille.

Le médecin généticien intervient donc à tous les stades de la vie, en prénatal, en néonatal, en pédiatrie, à l’âge adulte et quelque fois après le décès.

Il met en œuvre et utilise des techniques innovantes et des méthodes analytiques plus ou moins sophistiquées : analyse de caryotype, séquençage haut débit du génome, puces à ADN, bases de données, bioinformatique…).

Les missions principales du médecin généticien

Diagnostic et prise en charge

  • Reçoit le patient en consultation
  • Réalise un interrogatoire complet (nature des symptômes, antécédents personnels et familiaux…)
  • Procède à l’examen clinique, à la recherche du moindre signe évocateur d’une maladie génétique
  • Prescrit des examens complémentaires en cas de besoin (examens génétiques, analyses sanguines, bilan de fertilité, échographie, radio…)
  • Interprète les résultats, pose un diagnostic et le communique au patient
  • Réalise le suivi de patients souffrant de maladies rares

Prévention et conseil génétique

  • Interroge les familles
  • Établit l’arbre généalogique et recense les antécédents familiaux
  • Prescrit des analyses génétiques
  • Gère les programmes de dépistages préimplantatoires (DPI) dans le cadre des fécondations in-vitro
  • Coordonne le diagnostic prénatal (DPN) chez la femme enceinte
  • Dépiste les personnes à risque au sein d’une famille porteuse d’une anomalie génétique identifiée (diagnostic pré-symptomatique)
  • Conseille les familles dont un ou plusieurs membres sont atteints d’une anomalie génétique

Activités annexes

  • Oriente les patients vers le praticien concerné par la pathologie
  • Apporte un soutien psychologique
  • Réalise une veille bibliographique régulière et approfondie
  • Participe à des activités de recherche
  • Participe à l’encadrement d’étudiants en génétique

Quel profil faut-il avoir pour devenir généticien ?

La génétique médicale est une spécialité complexe qui nécessite des compétences scientifiques et des qualités personnelles, telles que :

  • Curiosité scientifique, goût pour l’innovation et désir d’apprendre
  • Rigueur et méthodologie
  • Empathie et capacités relationnelles
  • Capacités d’analyse et de synthèse
  • Éthique professionnelle
  • Aptitudes à travailler en équipe
  • Bonne gestion du stress et des émotions

Quels sont les lieux d’exercice d’un médecin généticien ?

En France, le généticien peut travailler dans différents secteurs tels que :

  • Des hôpitaux et des cliniques
  • Des centres de santé spécialisés, centres de référence « Maladies Rares », centres de médecine préventive personnalisée, centres de diagnostic pré-implantatoire (CDPI)…
  • Des universités
  • L’industrie pharmaceutique
  • Les laboratoires de recherche publics (Inserm, CNRS…) ou privés
  • En libéral ou en activité mixte
Liste Formation généticien

Quel est le salaire d’un médecin généticien ?

La majorité des médecins généticiens travaillent dans des établissements hospitaliers où ils sont payés en fonction d’une grille indiciaire qui tient compte de leur ancienneté. Les salaires varient d’environ 4 600 €, pour les généticiens qui débutent, à 9 000 € en fin de carrière.

Les médecins généticiens qui exercent en libéral sont rares. Leur niveau de salaire est généralement plus élevé, mais il existe de grandes disparités selon leur secteur d’exercice (secteur 1 ou 2) et le volume de leur patientèle.

Le quotidien d’un médecin généticien

Le médecin généticien exerce un métier passionnant et enrichissant à de multiples égards.

Les avantages du métier

  • Une activité variée et polyvalente qui allie la clinique et la biologie, des aspects éthiques, législatifs et psychosociaux, qui touchent des patients de tous les âges et souffrant de tous types de pathologies.
  • Un métier dynamique et en lien direct avec la recherche : la génétique médicale évolue rapidement grâce à l’essor des technologies et des connaissances dans le domaine. Le médecin généticien peut lui-même participer à de nombreux projets de recherche (développement de thérapeutiques innovantes, amélioration des techniques diagnostiques…).
  • Un travail d’équipe : la génétique médicale étant au carrefour de nombreuses spécialités, le médecin généticien travaille avec d’autres médecins, mais aussi des conseillers en génétique, des biologistes spécialisés, des psychologues, etc.
  • La prise en charge globale (thérapeutique, mais aussi sociale, éducative…) des patients.
  • Le rythme de travail moins contraignant que dans d’autres spécialités. Il n’y a ni garde, ni astreinte en génétique médicale et les urgences sont relatives.

Les inconvénients

  • La nécessité de se former régulièrement, car la discipline est complexe et progresse rapidement.
  • Les nombreux défis d’ordre éthique auxquels sont confrontés les généticiens.
  • Les difficultés de visibilité pour un métier qui demeure encore méconnu.

La formation d’un médecin généticien

Quel diplôme faut-il pour devenir médecin généticien ?

Il faut être titulaire d’un diplôme d’études spécialisées (DES) de Génétique médicale.

Quelles études faut-il pour devenir médecin généticien ?

Il faut être titulaire d’un baccalauréat (bac général scientifique de préférence) et faire 10 années d’études en fac de médecine.

Le cursus universitaire du futur médecin généticien commence par un tronc commun de 6 années réparties en 2 cycles :

  • un 1er cycle de 3 ans consacré à des enseignements théoriques et pratiques en sciences fondamentales et médicales.
  • un 2e cycle de 3 ans dédié à l’apprentissage des disciplines cliniques.

Il doit ensuite se spécialiser en Génétique médicale au cours du 3e cycle des études de médecine en réalisant son internat dans la discipline.

L’affectation en qualité d’interne dans une discipline médicale n’est pas automatique. Il dépend du rang de classement obtenu par le candidat aux épreuves classantes nationales (ECN) de fin de 2e cycle, ainsi que du nombre de places disponibles dans la spécialité. Ce nombre est fixé chaque année par un arrêté ministériel en fonction des besoins de santé des territoires. Pour la rentrée 2023-2024, 25 places sont ouvertes en internat de génétique médicale.

Quel est le programme du DES de Génétique médicale ?

La formation au DES de génétique médicale dure 4 ans à temps plein. Les internes y suivent quelques cours théoriques (2 demi-journées par semaine) et plusieurs stages pratiques.

Les enseignements se font en présentiel (SEPI), en e-learning (cours théoriques et études de cas cliniques) et par la participation à des séminaires et des congrès.

Les principales matières enseignées sont :

  • Génétique chromosomique et génétique moléculaire
  • Principales maladies d’origine génétique (dysmorphologies, neuropathies, maladies dégénératives, oncogénétique, dermatogénétique, néphrogénétique, cardiogénétique…)
  • Maladies rares et organisation de leur prise en charge
  • Possibilités thérapeutiques en génétique (thérapies ciblées…)
  • Médecine génomique et pharmacogénomique
  • Législation et éthique en génétique

La formation pratique se fait sous la forme de 8 stages semestriels à réaliser dans des services agréés, dont au moins 3 dans un CHU.Elle comprend 3 phases successives :

Phase socle (1 an) :

  • 1 stage en génétique clinique
  • 1 stage en laboratoire de génétique (cytogénétique ou biologie moléculaire)

Phase d’approfondissement (2 ans) :

  • 1 stage en génétique clinique
  • 1 stage en laboratoire génétique
  • 2 stages libres dans une autre discipline (pédiatrie, cardiologie, oncologie…)

Phase de consolidation (1 an) :

2 stages dans un ou 2 services agréés pour la génétique médicale.

Le programme des enseignements et des stages, les compétences à acquérir, les formations optionnelles et les modalités de validation de la formation sont définis dans la maquette pédagogique du DES de Génétique médicale.

La formation complémentaire de l’interne en génétique médicale

Pour compléter leur formation, les internes peuvent s’inscrire à une formation optionnelle appelée FST (formation spécialisée transversale).

Les principales caractéristiques d’une FST :

  • Elle dure 2 semestres et rajoute donc 1 an à l’internat qui passe à 5 ans.
  • C’est une formation nationale, gratuite et optionnelle.
  • Il est possible de candidater à 2 reprises pour une même FST.
  • Chaque interne peut suivre une seule FST au cours de son internat.
  • La FST doit se faire au plus tôt à la fin de la phase socle (après 1 an d’internat) et au plus tard avant la phase de consolidation (après 3 ans d’internat).
  • Elle permet au généticien un exercice complémentaire au sein de sa spécialité (surspécialisation).

En théorie, l’interne en génétique médicale peut suivre n’importe quelle FST parmi la vingtaine disponible. En pratique, il a davantage de chance d’être accepté à l’une des 3 FST dites « d’intérêt pour sa spécialité » : FST Bio-informatique médicale, FST Fœtopathologie ou FST Génétique et médecine moléculaire bioclinique.

La génétique médicale est une spécialité où les interactions possibles avec le monde de la recherche sont nombreuses et variées. Pour cette raison, les internes de la discipline sont fortement encouragés à s’inscrire à un Master Recherche, notamment par l’attribution de bourses de recherche.

Bien que non-obligatoire, la réalisation d’un Master 2, voire d’une thèse de sciences, est un pré-requis pour les futurs médecins généticiens qui envisagent une carrière hospitalo-universitaire. Les modalités de réalisation d’une formation à la recherche sont fixées par l’Arrêté du 25 mai 2016.

Des livres à lire lorsqu’on veut se former en génétique médicale

  • Génétique médicale – Enseignement thématique par Collège national des enseignants et praticiens de génétique médicale. Éditions Elsevier Masson, 2e édition. Août 2022, 448 pages.
  • Génétique médicale de la biologie à la pratique clinique par Dian Donnai. Éditions De Boeck supérieur. Août 2008, 460 pages.

Quel est le prix des études pour devenir médecin généticien ?

D’après plusieurs associations d’étudiants, le prix d’une année d’études de médecine peut dépasser 10 000 €, si on considère les différents postes de dépenses :

  • Contribution de vie étudiante et de campus (CVEC)
  • Droits d’inscription universitaire
  • Achat de matériel pédagogique (livres et référentiels, blouse, PC…)
  • Inscription à des prépas privées pour préparer les examens classants de 1ere et 6e années
  • Frais de vie courante (transport, repas, loyer, assurance…).

Tous les internes en médecine perçoivent une rémunération dès leur 1ère année d’internat et jusqu’à l’obtention de leur diplôme d’État de médecin. Celle-ci ne suffit pas toujours à couvrir le coût total de leur formation.

Selon les cas, les étudiants en médecine peuvent bénéficier d’aides financières :

  • Bourse d’études sur critères sociaux
  • Bourses accordées par la Région
  • Aide dans le cadre du contrat d’engagement service public (CESP)
  • Aide au mérite
  • Aide personnalisée au logement (APL)
  • Aide pour l’achat de matériel numérique
  • Prêt étudiant garanti par l’État
prix des études pour devenir médecin généticien

Poursuites d’études et évolution de carrière du généticien

La formation médicale continue des médecins généticiens est essentielle.

Tout d’abord parce que la génétique médicale est une discipline complexe qui nécessite d’importantes connaissances transversales.

À l’interface avec d’autres spécialités médicales, notamment la pédiatrie, l’oncologie, ou encore la neurologie, elle se décline elle-même en plusieurs sous-spécialités, telles que la génétique clinique, la génétique moléculaire, la cytogénétique ou l’oncogénétique.

Ensuite, parce que la génétique médicale bénéficie des progrès rapides de la science et de la technologie. Pour pouvoir mettre en pratique les nouvelles avancées efficacement et fournir les meilleures prises en charge possibles à leurs patients, les médecins généticiens doivent donc continuellement mettre à jour leurs connaissances.

Enfin, parce que, conformément à la loi, les médecins généticiens ont l’obligation de s’engager tous les 3 ans dans une démarche de formation médicale continue.

La formation continue du généticien

En France, l’offre de formations médicales complémentaires est pléthore et diversifiée, tant sur le fond que sur la forme.

Plusieurs organismes de formation agréés, des CHU, des universités, des associations de professionnels, des sociétés savantes ou encore des industriels en lien avec la discipline, proposent des formations spécifiques adaptées aux divers besoins des médecins généticiens.

Une fois en poste, le médecin généticien peut suivre des formations complémentaires pour se sur-spécialiser dans un domaine qui l’intéresse (oncologie, cardiologie, pédiatrie…) ou dans une pratique spécifique de sa discipline (clinique ou laboratoire).

Ces spécialisations peuvent être validées par l’obtention de diplômes universitaires et inter-universitaires (DU et DIU), par des formations non diplômantes, des stages qualifiants ou la participation à des séminaires de sociétés savantes.

Ces enseignements complémentaires, parfois diplômants (DU, DIU, master…), durent quelques heures, plusieurs jours ou plusieurs années. Ils peuvent être suivis sous différents formats :

  • Formation présentielle, mises en situation, travaux en ateliers, « jeux pédagogiques », etc.
  • Formation à distance, e-learning, classe virtuelle, simulations médicales, MOOC…
  • Cycles de conférences, séminaires, journal club, réunions de travail, master-class, journées scientifiques, etc.
  • Registre, observatoire, base de données, suivi d’indicateurs de qualité et de sécurité des soins, groupes d’analyses des pratiques, etc.

Avec la formation continue, les médecins généticiens ont ainsi la possibilité d’actualiser leurs connaissances de base, de compléter ou d’acquérir de nouvelles compétences ou de se spécialiser dans un domaine spécifique. Certaines formations vont leur permettre d’orienter leurs pratiques professionnelles ou de donner une nouvelle direction à leur carrière (recherche, enseignement, direction de service hospitalier…).

Quelques exemples de formations disponibles :

  • DIU Éthique en procréation et périnatalité
  • DIU Oncogénétique
  • DIU Médecine fœtale
  • DU Génétique et reproduction
  • DU Maladies mitochondriales : diagnostic, prise en charge et nouveaux concepts
  • DIU Médecine personnalisée et pharmacogénomique
  • DIU Cytogénétique médicale
  • DIU Maladies cardiaques héréditaires ou rare
  • DU Intelligence artificielle appliquée en santé
  • DU Apprentissage et pratique de l’analyse bio-informatique et de l’interprétation clinico-biologique de génomes humains ou microbiens à visée diagnostiques et thérapeutiques
  • DU Séquençage haut débit et bio-informatique pour l’analyse de données en biologie médicale
  • DIU Essai thérapeutique maladies rares
  • DU Dysmorphologie/anomalies du développement/syndromes polymalformatifs
  • DIU Maladies cardiaques héréditaires ou rares
  • DIU Déficiences intellectuelles et handicap mental
  • DIU Diagnostic de précision et médecine personnalisée
  • DIU Maladies rares et essais thérapeutiques
  • DU Maladies osseuses constitutionnelles
  • DU Séquençage haut débit et maladies génétiques
  • DU Apprentissage et pratique de la bio-informatique à visées diagnostiques et thérapeutiques
  • DIU Oncogénétique, Cytogénétique médicale, Pharmacogénétique…
  • DIU Endocrinopathie et génétique
  • Master 2 Recherche (suivi ou non d’un Doctorat de sciences)
  • Journées nationales de la Société française de fœtopathologie (SOFFOET)
  • Assises de génétique humaine et médicale de la FFGH
  • Séminaire de la Fédération hospitalo-universitaire médecine translationnelle et anomalies du développement (FHU-TRANSLAD)
  • Congrès de la société française de médecine prédictive et personnalisée (SFMPP)
  • Formations au NGS et à l’analyse de variants issus de NGS
  • Journées nationales annuelles Cardiogen, Réunion du réseau NGS-Diag, Journée française de l’albinisme, Assises de génétique humaine et médicale, Colloque de l’ACLF

Le développement professionnel continu du généticien

Le développement professionnel continu (DPC) est un dispositif de formation continue obligatoire et réglementé. Il permet aux médecins généticiens, comme à tous les professionnels de santé, de suivre une formation continue adaptée à l'évolution de leur profession.

Son but est le maintien et l’actualisation des connaissances et des compétences. Le DPC permet également l’harmonisation de la prise en charge des patients au niveau national afin que les malades puissent bénéficier des progrès scientifiques.

Parmi toutes les formations médicales complémentaires disponibles, toutes n’entrent pas dans le cadre du DPC. Pour relever du DPC, elles doivent obligatoirement être conformes à au moins une des orientations nationales prioritaires. Ces thématiques prioritaires de santé publique sont déterminées de façon triennale par les services de l’État, en concertation avec les Conseils Nationaux Professionnels et l’Assurance Maladie.

Les orientations pluriannuelles prioritaires de DPC

Pour la période 2023-2025, ont été fixées par arrêtés ministériels :

  • 37 orientations prioritaires de politique nationale de santé s’adressant à toutes les professions ;
  • 256 orientations définies par profession ou spécialité.

Pour la période 2023-2025, des orientations ont été fixées par l’État. L'arrêté ministériel du 7 septembre 2022 et l'arrêté complémentaire du 8 décembre 2022 ont fixé, pour la période 2023-2025, 6 orientations de DPC (n°208 à 213) pour les médecins généticiens :

Par ailleurs, lesorientations 1 à 15 concernent toutes les professions médicales.

Orientations prioritaires de DPC pour les chirurgiens-dentistes spécialisés en chirurgie orale

Orientation prioritaire n°38 – Diagnostic des maladies génétiques rares et ultra rares à révélation pré et post natale

Environ 7 000 maladies rares concernent aujourd’hui plus de 3 millions de Français. Avec l’essor des technologies, la prise en soins des situations génétiques rares nécessite une collaboration forte entre praticiens cliniciens et biologistes. Fiche de cadrage (2 pages : n°144 et 145)

Objectifs de la formation :

  • Limiter l’errance diagnostique dans le cadre des maladies rares et ultra rares avec l’objectif de dépister plus précocement
  • Optimiser la prise en charge des patients
  • Harmoniser les pratiques professionnelles sur le territoire national
  • Actualiser les connaissances des maladies rares et ultra rares et favoriser les échanges de connaissances autour du diagnostic et de la prise en charge

Éléments de programme :

  • Les nouveaux syndromes rares et ultra-rares (identification des variants, gestion des incidentalomes…)
  • Les nouvelles techniques de séquençage haut débit (exome, épisignature, Omics…)

Orientation prioritaire n°39 – Diagnostic moléculaire des maladies rares et prédispositions génétiques aux cancers par séquençage haut débit et autres innovations technologiques

Contexte :

La médecine génomique est en train de bouleverser la prise en charge des patients. Le Plan France Médecine Génomique (PFMG) 2025 propose d’intégrer les analyses génomiques dans la pratique clinique pour des indications validées par la HAS. Cette orientation s’inscrit dans le cadre du PFMG qui vise à faire évoluer la façon de diagnostiquer, de prévenir et de traiter les patients atteints de maladies rares ou de prédispositions génétiques aux cancers. Fiche de cadrage (3 pages : n°146 et 149)

Objectifs :

  • Harmoniser les pratiques professionnelles en matière de diagnostic moléculaire des maladies rares et prédispositions génétiques aux cancers pour limiter l’errance diagnostique et faciliter l’accès des patients aux thérapeutiques innovantes
  • Optimiser la prise en charge des patients atteints de maladies rares ou de prédisposition génétique aux cancers, en adéquation avec les recommandations en vigueur et l’organisation nationale

Éléments de programme :

  • L’organisation du diagnostic génétique moléculaire en France (filières, réseaux, articulation avec les laboratoires de biologie médicale créés dans le cadre de PFMG 2025, les Centres de Références Maladies Rares et Centres labellisés de phase précoce (CLIP²) et les recommandations en vigueur
  • Les techniques d’analyse du génome (techniques de séquençage à très haut débit, tests fonctionnels…) et les aspects qualité
  • Les méthodes d’analyse des données de génétique moléculaire
  • Les modalités d’interprétation des données de génétique moléculaire et les rédactions de compte rendu
  • Études de cas pratiques

Orientation prioritaire n°206 – Conduite à tenir face à des anomalies du nombre de copies (copy number variation - CNV)

Contexte :

Le développement des nouvelles technologies d’appréhension du génome a augmenté considérablement les possibilités de découvrir des anomalies du nombre de copies (copy number variation – CNV) lors du diagnostic des anomalies génétiques constitutionnelles des patients, notamment dans le cadre du diagnostic étiologique des anomalies du développement et des troubles de la fertilité.

Or, de nombreux médecins généticiens, non habitués à l’interprétation et la gestion de ce type de données, s’interrogent sur les conduites à tenir. Fiche de cadrage (2 pages : n°148 et 149)

Objectifs :

  • Comprendre les stratégies cytogénétiques et moléculaires disponibles sur le territoire pour mettre en évidence la présence de CNV chez un patient
  • Connaître les spécificités du parcours de soin des patients porteurs de CNV et communiquer avec les autres professionnels de santé impliqués dans leur prise en charge
  • Comprendre l’interprétation des CNV d’un patient selon son contexte physiopathologique et son histoire familiale, et la corrélation génotype/phénotype
  • Comprendre l’impact de la présence d’un CNV chez un patient, sur sa prise en charge dans son contexte physiopathologique, la prévention d’éventuelles autres pathologies (données incidentes) et les conséquences sur les membres de sa famille

Éléments de programme :

  • Les mécanismes à l’origine des CNV
  • Les méthodes permettant l’identification des CNV (examens de référence et technologies émergentes)
  • Le dépistage et le diagnostic des patients porteurs de CNV
  • L’interprétation des CNV dans le contexte physiopathologique du patient
  • La réglementation en vigueur en matière de diagnostic des caractéristiques génétiques d’une personne appliquée aux CNV, la norme ISO15189 dans le parcours de soin

Les actions de DPC pour les médecins généticiens

L’Agence Nationale du Développement Professionnel Continu (ANDPC) met à la disposition des médecins généticiens, la liste des actions ou programmes de DPC sur lesquels ils peuvent s’engager :

  • Des actions de formation continue, pour le maintien et l’approfondissement des connaissances ;
  • Des actions d’analyse et d’évaluation des pratiques professionnelles ;
  • Des actions de gestion des risques, pour identifier, évaluer et prioriser les risques relatifs aux activités de la profession ;
  • Des actions monoprofessionnelles, des actions pluriprofessionnelles et de programmes intégrés.

Au fur et à mesure de leur publication par les organismes de DPC, la liste est consultable sur le site de l’ANDPC.

Financement d’une formation DPC pour médecins généticiens

Il existe plusieurs dispositifs pour aider les médecins généticiens à financer leurs sessions de formation continue et d’actions de DPC.

Combien coûte une action de DPC ?

Le prix d’une formation pour les médecins généticiens est très variable. Il dépend de la formation (durée et format choisi), de l’organisme qui dispense les enseignements, ainsi que du statut du médecin. En 2022, il était compris entre 300 € et 2 000 €.

Le coût total d’une formation médicale continue comprend les frais pédagogiques auxquels doivent être ajoutés des frais annexes : frais de transport, de restauration, d’hébergement et perte temporaire de revenus.

Formation continue médecin généticien

Quelles sont les aides financières pour les médecins généticiens ?

L’ANDPC qui pilote le dispositif de DPC pour l’ensemble des professionnels de santé, contribue au financement des actions de DPC réalisées par les médecins. Cette aide financière se fait sous la forme de forfaits DPC déterminés par les sections professionnelles.

Les forfaits DPC pour médecins généticiens prennent en charge 21 heures de formation par an et par praticien libéral conventionné ou bien salarié d’un centre de santé conventionné.

Le budget accordé comprend le règlement des frais pédagogiques auprès de l’organisme formateur et l’indemnisation du médecin généticien pour compenser sa perte de revenus.

Pour plus de détails, consultez la fiche forfait DPC « Médecins » de l’ANDPC.

Pour la période triennale 2023-2025, l’ANDPC versera les frais pédagogiques et les indemnités pour perte de revenu au « service fait », c’est-à-dire selon le nombre d’heures effectivement réalisées dans la limite de la durée de l’action publiée.

Lorsque le forfait de DPC est épuisé ou que la formation choisie n’entre pas dans ses critères d’attribution, il existe d’autres possibilités de financement :

Pour plus de détails, consultez notre dossier sur le financement d’une formation professionnelle de santé.

Associations pour les médecins généticiens

  • SIGF – Société des internes et jeunes généticiens de France

La SIGF a pour vocation de représenter les internes, les docteurs juniors et les jeunes généticiens et de contribuer à l’organisation et à l’amélioration de leur formation.

Site web : https://interne-genetique.org/

  • FFGH – Fédération française de génétique humaine

La FFGH « regroupe les associations ou groupes de travail qui exercent leurs activités professionnelles dans le domaine de la génétique humaine et qui se sont développés en France à partir des années 1950. »

Site web : https://www.ffgh.net/

  • ANPGM– Association nationale des praticiens de génétique moléculaire

L’association représente et défend les intérêts des généticiens moléculaires et promeut les actions de formation de la discipline.

Site web : https://anpgm.fr/

  • Agence de la biomédecine

Créée par la loi de bioéthique du 6 août 2004, l’Agence de la biomédecine est un établissement public administratif chargé, entre autres, d’encadrer les activités de génétique médicale.

Site web : https://www.agence-biomedecine.fr

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