Orthopédiste orthésiste | Formation, Salaire & DPC

Article mis à jour le : 2 février 2024

Avec le vieillissement de la population, la multiplication des situations susceptibles d’engendrer des traumatismes et l’augmentation des troubles musculosquelettiques liés aux conditions de travail, le métier d’orthopédiste-orthésiste est en plein développement.

Vous souhaitez des informations sur la profession ? Découvrez les principales missions du métier, les salaires, les qualités requises et les formations pour devenir orthopédiste-orthésiste.

Rôle de l' Orthopédiste orthésiste

Le métier d’orthopédiste orthésiste

L’orthopédiste-orthésiste est un professionnel de santé « auxiliaire médical ». Il réalise un travail quotidien basé sur le soin et l’accompagnement des personnes en situation de handicap ou fragilisées.

Qu’est-ce qu’un orthopédiste-orthésiste ?

Inscrit au Code de la santé publique, le métier d’orthopédiste-orthésiste est défini comme suit :

« Est considérée comme exerçant la profession d'orthopédiste-orthésiste, toute personne qui procède à l'appareillage des personnes malades ou atteintes d'un handicap, par appareillage orthétique ou orthopédique réalisé sur mesure ou par appareillage orthétique ou orthopédique de série. »

Le champ d’application de l’orthopédiste-orthésiste est large. Il est expert dans la conception et la fabrication de petits appareillages destinés à soulager une multitude de troubles liés aux pathologies osseuses, musculaires, articulaires, viscérales et circulatoires.

Il intervient à tous les âges de la vie, sur des malades, des personnes accidentées, des sportifs, des femmes enceintes, etc.

La liste des appareillages qu’il peut délivrer est réglementée. Elle comprend : orthèses de main, attelles, contentions veineuses, vêtements compressifs pour grands brûlés, chaussures thérapeutiques de série, colliers cervicaux, corsets, bandages herniaires, ceintures lombaires, prothèses mammaires externes, etc.

INFO : En application d'une décision du Conseil d'État datant du 14 mars 2022, les orthèses de série doivent désormais être obligatoirement délivrées par un orthopédiste-orthésiste pour être remboursées par l'Assurance maladie.

Quel est le rôle d’un orthopédiste orthésiste ?

L’orthopédiste-orthésiste travaille généralement sur prescription médicale, à la demande d’un médecin ou d’un chirurgien.

Il conçoit et réalise des appareillages externes pour soulager, préserver ou restaurer l’intégrité structurelle et fonctionnelle d’une personne handicapée ou traumatisée.

Quelles sont les missions d’un orthopédiste orthésiste ?

  • Interprétation de l’ordonnance du médecin prescripteur
  • Examen clinique et réalisation d’une anamnèse
  • Analyse des données professionnelles et scientifiques
  • Évaluation d’une situation et détermination du traitement à mettre en œuvre
  • Prise de mesure et des empreintes, choix des matériaux
  • Fabrication des appareillages, essayages, modifications éventuelles
  • Conception d’appareillages adaptés à la pathologie tout en respectant la prescription et l'environnement du patient
  • Choix et délivrance d’orthèses sur-mesure
  • Vente ou location d’orthèses de série et de petit matériel médical (béquilles, déambulateurs…)
  • Contrôle de l’efficacité fonctionnelle et de la tolérance des appareillages
  • Suivi des appareillages, maintenance et réparation
  • Renvoi vers d’autres professionnels si besoin
  • Gestion d’un cabinet, d’un magasin de matériel médical ou d’un service d’orthopédie-orthèse
  • Respect du code éthique de la profession et du secret professionnel
  • Conseil et éducation thérapeutiques du patient

Quelle est la différence entre un podologue et un orthopédiste orthésiste ?

Bien que certaines compétences soient communes aux deux professions, il s’agit de 2 spécialités différentes et souvent complémentaires.

La zone d’action du podologue se limite aux troubles du pied et de la cheville (hallux valgus, pied plat, tendinite…). L’orthopédiste-orthésiste peut quant à lui traiter d’autres zones du corps, comme la hanche, les mains, ou encore le dos. Il délivre des appareillages de la tête aux pieds, qu’il adapte aux besoins et caractéristiques de chaque patient.

À SAVOIR : L’orthopédiste-orthésiste ne doit pas non plus être confondu avec le chirurgien orthopédique qui, lui, est un médecin.

Les qualités et compétences requises pour être orthopédiste orthésiste

Le métier d’orthopédiste-orthésiste nécessite des connaissances à la fois médicales et techniques. Évoluant au contact de patients souvent handicapés ou fragilisés, l’orthopédiste-orthésiste doit également posséder plusieurs qualités personnelles :

  • Capacité d’analyse, d’observation et de synthèse
  • Minutie, technicité et habileté gestuelle
  • Goût pour l’innovation technologique
  • Adaptabilité aux besoins spécifiques de chaque patient
  • Capacité d’écoute, de dialogue et de compréhension
  • Patience, empathie et bienveillance
  • Pédagogie

Où travaille un orthopédiste-orthésiste ?

Il peut être salarié ou exercer en libéral dans :

  • un établissement de soins, de prise en charge et d’accompagnement de patients ;
  • un centre de rééducation fonctionnelle ;
  • un atelier de fabrication d’orthèses ;
  • une pharmacie ;
  • un magasin de matériel médical ;
  • un cabinet privé, seul ou plus fréquemment, associés avec d’autres professionnels de la santé et du soin ;
  • un laboratoire ;
  • des associations humanitaires.

Quel est le salaire d'un orthopédiste orthésiste ?

Le salaire de l’orthopédiste-orthésiste dépend du type de structure dans lequel il exerce et de son expérience. S’il exerce en libéral, ses revenus varient en fonction de l’importance de sa clientèle.

Le revenu mensuel moyen d’un orthopédiste-orthésiste débutant se situe entre le SMIC et 2 000 € bruts. Les professionnels plus confirmés peuvent atteindre des rémunérations supérieures (jusqu’à 5 000 € bruts/mois).

La formation d’un orthopédiste orthésiste

En France, la profession d’orthopédiste-orthésiste est réglementée. Une certification professionnelle d’orthopédiste-orthésiste est nécessaire pour pouvoir garantir la qualité des soins et la sécurité du patient.
Pour pratiquer la profession, réaliser les appareillages sur mesure et pour que leurs patients soient remboursés, les orthopédistes-orthésistes doivent également obtenir l’agrément des Caisses Régionales d’Assurance Maladie (CRAM), se faire enregistrer auprès de l’ARS et s’inscrire sur les listes ADELI, en présentant un diplôme ou titre homologué.

Quels diplômes pour devenir orthopédiste-orthésiste ?

Plusieurs diplômes sanctionnent des formations d’orthopédiste-orthésiste à différents niveaux. Parmi eux, on trouve :

  • Titre professionnel Agent Technique Prothésiste Orthésiste (niveau CAP) ;
  • CAP Ortho-prothésiste ;
  • Bac pro TAO - Technicien en appareillage orthopédique ;
  • Brevet de technicien supérieur (BTS) Prothésiste-orthésiste (niveau bac + 2) ;
  • Diplôme d'Orthopédiste-Orthésiste (niveau bac + 2).

Cependant, selon le Code de la santé publique, seules les certifications professionnelles d’orthopédiste-orthésiste de niveau V (bac + 2) entrent dans le cadre réglementaire de la profession. Celles-ci garantissent l’acquisition des connaissances et des savoir-faire nécessaires à l’exercice total et complet du métier. 

Quel est le programme d’une formation d’orthopédiste-orthésiste ?

Le BTS Prothésiste-orthésiste a la particularité de se préparer en 3 ans dans des lycées publics ou privés sous contrat. La formation est composée :

  • enseignements théoriques : mathématiques, sciences appliquées, connaissances médicales (anatomie, physiologie et physiopathologie…), technologies professionnelles, techniques graphiques, physique, gestion, législation, déontologie, psychologie et sociologie ;
  • travaux pratiques ;
  • 13 semaines de stages obligatoires en entreprise et 9 semaines en milieu hospitalier ou centre de rééducation.

L’accès à la formation se fait sur dossier pour les candidats titulaires d’un baccalauréat technologique (STI, ST2S) ou un bac général filière scientifique.

Le diplôme d’Orthopédiste-orthésiste s’obtient après 2 ans de formation dispensée en co-certification par 4 écoles (ESOOP, ACPPAV, CCI Tarn, Sud Formation Santé). La formation comprend :

  • 1 199 heures de cours théoriques : règlementation professionnelle, appareillage de série, aides techniques et matériel médical, anatomie, physiopathologie, gestion et vie de l’entreprise, législation, rôle de l’orthopédiste-orthésiste…
  • 301 heures de stages en entreprise tutorées par un orthopédiste-orthésiste diplômé.

Le référentiel des activités, des compétences et des évaluations de la certification d’orthopédiste-orthésiste est consultable ici.

Prix et mode de financement d’une formation d’orthopédiste orthésiste

Le coût total de la formation pour devenir orthopédiste-orthésiste peut être élevé. Il dépend du cursus choisi et de la situation personnelle de l’apprenant et comprend : les frais de scolarité, les frais d’inscription, l’achat de matériel pédagogique et d’outillage et des dépenses annexes (frais d’hébergement, de transport et de restauration).

  • Entre 10 000 € et 14 000 €, pour le diplôme d’orthopédiste-orthésiste.
  • De 0 à environ 8 000 €, pour le BTS d’orthopédiste-orthésiste.

Il existe plusieurs aides pour financer une formation d’orthopédiste-orthésiste :

  • Aides du Conseil régional ;
  • Aide de Pôle Emploi ;
  • Droit individuel de formation (DIF) ;
  • Compte personnel de formation (CPF), pour les salariés du secteur privé ;
  • Contrat d'apprentissage avec un établissement de santé ou une entreprise ;
  • ANDPC pour les professionnels en exercice ;
  • Prêt étudiant garanti par l’État.

Points forts et faiblesses du métier

Les avantages du métier

  • Le sentiment d’être utile, d’aider les personnes traumatisées ou en situation de handicap
  • Un travail en collaboration avec d’autres professionnels de la santé (médecins, infirmières, kiné, ostéopathes…)
  • Une activité diversifiée

Les inconvénients

  • Exercer en libéral, le métier demande un investissement personnel important
  • Le contact avec des patients aux histoires parfois lourdes et dramatiques

Témoignages du métier orthopédiste orthésiste

Poursuite d’études et évolution de carrière d’un orthopédiste orthésiste

L’orthopédiste-orthésiste fait partie des professionnels de santé qui ont l’obligation de se former tout au long de leur vie professionnelle pour mieux répondre aux besoins des patients. Avec le développement professionnel continu (DPC Orthopédiste), il peut répondre à cette obligation triennale, en actualisant ses savoirs et en acquérant de nouvelles compétences.

L’orthopédiste-orthésiste peut aussi choisir de se spécialiser pour approfondir ses connaissances ou développer son champ d’expertise, avec le but d’évoluer dans sa profession, voire vers d’autres horizons professionnels (enseignement…).

Il existe des formations complémentaires plus ou moins longues dédiées à des spécialités ou des domaines d’activités spécifiques, telles que :

  • La prothèse mammaire externe
  • La posturologie clinique
  • L’éducation thérapeutique du patient
  • Le milieu sportif
  • La médecine et le soin en situation d’urgence
  • L’impression 3D en orthopédie-orthèse

Quelles formations suivre lorsqu’on est chirurgien orthopédiste ?

Alors qu’il est déjà en exercice, le chirurgien orthopédique a la possibilité de continuer à se former, et ce, tout au long de sa carrière professionnelle.

La formation continue du chirurgien orthopédiste

« Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés. » - Serment d’Hippocrate.

La formation continue professionnelle permet au chirurgien orthopédiste d’approfondir ses connaissances et d’améliorer ses compétences pour s’adapter aux nouveaux besoins des patients. Elle lui offre également la possibilité de se sur-spécialiser pour élargir son champ d’activité, voire pour opérer un changement dans sa vie professionnelle (vers l’enseignement ou la recherche par exemple).

L’offre de formations professionnelles complémentaires est vaste : diplômes universitaires, stages qualifiants, ateliers dans des congrès professionnels, etc.

Quelques exemples :

  • DU Microchirurgie expérimentale et anatomie chirurgicale appliquée
  • DU Implants orthopédiques
  • DU Gestion des risques en milieu de soins
  • DIU Chirurgie assistée par ordinateur
  • DIU Pathologies de l’appareil locomoteur lié à la pratique de sport
  • DIU Chirurgie de l’épaule et du coude
  • Master Management des organisations de santé, parcours Management des établissements de santé
  • CESU Chirurgie humanitaire

Le développement professionnel continu du chirurgien orthopédique

Le métier de chirurgien orthopédiste est en constante évolution avec le développement des nouvelles technologies, mais aussi les évolutions épidémiologiques.

Pour faire face à tous ces changements et pouvoir proposer à chaque patient la meilleure prise en charge possible, chaque chirurgien orthopédique a l’obligation de se former durant toute sa carrière. Ceci est possible grâce au développement professionnel continu (DPC) créé en 2009 par la loi « Hôpital, Patients, Santé et Territoires ».

Les orientations pluriannuelles prioritaires de DPC pour le chirurgien orthopédiste

Pour être conformes aux exigences de DPC, les formations professionnalisantes doivent porter sur des orientations nationales prioritaires définies par l’État de façon triennale.

L'arrêté ministériel du 7 septembre 2022 et l'arrêté complémentaire du 8 décembre 2022 ont ainsi fixé, pour la période 2023-2025, 3 orientations de DPC pour le médecin spécialisé en chirurgie orthopédique et traumatologique (n°43 et 44) : 

  • 65 - Prévention et gestion des infections post opératoires
  • 214 - Pertinence de la prise en charge des fractures récentes chez l’enfant ou l’adulte
  • 215 – Prise en charge des déformations congénitales des membres et de la colonne vertébrale

Certaines orientations concernent les chirurgiens orthopédistes, entre autres spécialités :

  • 16 - Déploiement de l’activité physique adaptée (APA) (pages 67 à 70)
  • 17 - Repérage et prise en charge des troubles nutritionnels (pages 71 à 75)
  • 27 - Repérage et prise en soins précoce du risque de perte d'autonomie pour les seniors résidant à leur domicile (pages 108 à 111)
  • 29 - Prise en charge du « blessé de guerre » par le service de santé des armées (SSA) (pages 114 à 116)
  • 34 - Amélioration de la pertinence des actes chirurgicaux (pages 131 à 133)
  • 37 - Intégration d’une démarche de décision médicale partagée (pages 139 à 143)

Par ailleurs, les orientations 1 à 15 concernent toutes les professions médicales.

Orientation prioritaire n°65 - Prévention et gestion des infections post opératoires

Les infections suite à une chirurgie orthopédique et traumatologique (COT) sont nombreuses et ont d'importantes conséquences : des problèmes fonctionnels, une qualité de vie dégradée, des hospitalisations plus longues et des coûts importants. Les CRIOAC (Centres de Référence des Infections Ostéo Articulaires Complexes) prennent en charge une partie des patients, mais les chirurgiens doivent aussi être formés.

Fiche de cadrage (2 pages : n° 240 et 241) 

Objectifs de la formation :

  • Prendre en charge les infections ostéo articulaires ;
  • Diminuer le nombre des infections.

Éléments de programme :

  • Prévention des infections ;
  • Protocoles chez l'enfant ;
  • L'antibioprophylaxie en COT ;
  • La préparation cutanée ;
  • Le diagnostic précoce des infections sur matériel ;
  • La gestion des infections sur prothèse articulaire ;
  • La relation avec un patient lors d'une hospitalisation longue.

Orientation prioritaire n°214 - Pertinence de la prise en charge des fractures récentes chez l’enfant ou l’adulte

La prise en charge des patients atteints de fracture des membres et de la colonne vertébrale a besoin d'être optimisée à plusieurs niveaux : accueil, délai de prise en charge, adaptation des soins, prise en charge post chirurgie... 

Fiche de cadrage (2 pages : n°242 et 243)

Objectifs de la formation :

  • Améliorer la prise en charge globale des fractures récentes.

Éléments de programme :

  • L'accueil : délai de prise en charge, information du patient, etc ;
  • Diagnostic clinique et paraclinique immédiat ;
  • Traitement chirurgical ou non chirurgical ;
  • Suivi post traumatique ;
  • Prévention des complications.

Orientation prioritaire n°215 – Prise en charge des déformations congénitales des membres et de la colonne vertébrale

Les déformations congénitales ou acquises des membres et de la colonne vertébrale représentent un grand nombre de pathologies différentes. La chirurgie orthopédique est une réponse thérapeutique. La prise en charge précoce de ces déformations permet de limiter les conséquences au long cours en évitant les interventions lourdes et coûteuses, comme la mise en place d’une prothèse articulaire.

Les prises en charge évoluent avec les nouvelles avancées technologiques et organisationnelles qui permettent une récupération améliorée après chirurgie (RAAC) et favorisent l’optimisation des temps d’hospitalisation en diminuant les séjours en SSR.

Fiche de cadrage (2 pages : n°244 et 245)

Objectifs de la formation :

  • Permettre une récupération améliorée après chirurgie (RAAC) ;
  • Connaître et utiliser la planification numérique des interventions et les aides techniques à la réalisation de l’acte chirurgical ;
  • Favoriser la pluri professionnalité autour de l’acte chirurgical.

Éléments de programme :

  • La prise en charge des anomalies congénitales des membres supérieurs et inférieurs (corrections d’axes, amputations, allongements de membres, etc.) ;
  • La prise en charge chirurgicale des déformations rachidiennes congénitales de l'enfant ;
  • Les nouvelles techniques de correction des déformations congénitales ;
  • La prise en charge ambulatoire ou en RAAC après chirurgie des déformations congénitales.

Les actions de DPC pour le chirurgien orthopédiste

La liste officielle des formations DPC est disponible sur le site de l’ANDPC. Les chirurgiens orthopédistes ont le choix parmi des centaines de formations agréées, dont 18 leur sont spécifiquement destinées.

Ces formations peuvent prendre différentes formes :

  • Formations de plus ou moins longue durée (quelques jours à plusieurs mois ou années) ;
  • Formations proposées par des associations, des entreprises, des organismes privés de formation professionnelle continue, des universités ou des établissements de santé ;
  • Formations interprofessionnelles ou pour professions médicales ciblées ;
  • Formations dispensées en présentiel, en e-learning, en format mixte.

Le financement d’une formation continue pour chirurgien orthopédiste

Suivre une formation professionnelle continue représente un certain budget, le prix moyen pouvant dépasser les 3 000 €, selon l’organisme formateur, la durée et le mode de suivi des enseignements. En plus des frais pédagogiques, des coûts supplémentaires de restauration, de logement, de transport et d’absence de revenus sont également à prévoir.

Cependant, dans certaines conditions, les chirurgiens orthopédistes peuvent bénéficier d’une prise en charge, partielle ou totale, de leurs formations.

Les forfaits DPC

L’Agence nationale du DPC participe au financement des actions de formation entrant dans le cadre du DPC, pour les professionnels de santé libéraux et salariés des centres de santé conventionnés. Cette prise en charge se fait sous la forme de forfait de DPC.

Les règles et les modalités d’attribution d’un forfait DPC sont les suivantes :

  • Le droit de tirage est de 21 heures par an ;
  • Les actions de DPC inférieures à 3 h ne sont pas considérées ;
  • Le forfait indemnise le chirurgien pour perte de ressources et s’acquitte des frais pédagogiques auprès de l’organisme formateur agréé ;
  • Le montant de l’indemnisation dépend de la durée du programme suivi et de son format (présentiel, classe virtuelle, mixte) ;
  • Les formations doivent être suivies dans leur intégralité.

Pour davantage de précisions, consultez la fiche de l’ANDPC sur les Règles de prise en charge des actions de DPC.

Bon à savoir : en plus de la participation à des actions de DPC dans la limite de son plafond annuel, chaque chirurgien orthopédiste peut également s’inscrire en hors quota à des actions de maîtrise de stage universitaire.

Les autres aides financières

Il existe d’autres possibilités pour financer une formation continue lorsqu’on est chirurgien orthopédiste :

  • Le Fonds Interprofessionnel de Formation des Professionnels Libéraux (FIFPL) avec une prise en charge limitée à 250 €/jour de formation et 750 €/an ;
  • Le Compte Personnel de Formation (CPF) ;
  • Le Fond d'Assurance de Formation de la Profession Médicale (FAF PM) ;
  • L’Association Nationale pour la Formation permanente du personnel Hospitalier (ANFH) ;
  • Les Opérateurs de Compétences (OPCO Santé) pour le secteur privé.

Le financement personnel

Dans ce cas, le chirurgien orthopédiste peut bénéficier d’un crédit d’impôt (déduction possible jusqu’à 40 h/an de formation, au taux horaire de 10,57 € - taux horaire net du SMIC en vigueur au 01/01/2022). Les frais de participation à une formation (déplacement, hébergement, repas, coût de formation…) sont, en effet, considérés comme des frais professionnels.

Associations et liens utiles

SNOF – Syndicat National de l’Orthopédie Française

L’objectif du syndicat est de fédérer, de défendre et d’accompagner les professionnels de l’orthopédie-orthèse.

6 allée de la sucrerie - 71100 Chalon-sur-Saône

Site :  https://www.snof.eu/

UFOP - Union française des orthoprothésistes

Créée en 1988, l’UFOP représente et défend la profession auprès des différents acteurs du système de santé français ainsi qu’au niveau des instances européennes et internationales.

6 rue Léon Jouhaux – 75 010 Paris

Site :  https://www.ufop-ortho.fr/

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